Ils allaient mollement ici et là.
Hébétés, prostrés, dociles et résignés, se cognant au mur de l’invisible mal.
Hypnotisés par le bruit de fond permanent que répandait sournoisement la pandémie.
Et sous ce soleil envahissant d’avril, anesthésiés, ils ne percevaient pas les signes de ces terres déjà trop sèches.
Dépourvus d’horizon, ils allaient ici et là, doucement, prenant leur masque en patience.

Yves Alié / 04.2020 / Photo : lysander-yuen / Unsplash

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